L'enseignement du yoga est-il miné ?

En tant qu'enseignant de cette discipline depuis près de 25 ans maintenant, c'est une question qui me préoccupe. La croissance de l'enseignement du yoga dans les écoles, les gymnases, les centres culturels et l'augmentation exorbitante des enseignants semble au départ comme une bonne percée, "yoga pour tous". Mais ce n'est pas exactement comme ça. Écrit Olga Jimenez.

Sur la photo, Maître B. K. S. Iyengar

J'étais il ya quelques jours en écrivant l'article Calle Ramiro et sa réflexion sur l'article Pepa Castro, à la fois engagés et préoccupés par cette question. Les deux articles avec des titres très appropriés pour la situation dans laquelle nous vivons aujourd'hui: "Il y a du yoga et de la sauce mais pas de sauce-yoga" et "Yoga, gymnases et open bar", et les deux s'entendent sur cette critique nécessaire de la dégénérescence de la Patanjali yoga, yoga traditionnel indien, compris comme la science et la philosophie.

Et mon opinion les correspond aussi: cela devient incontrôlable.

Mais si j'écris ce petit article, c'est parce que j'aime toujours donner encore une torsion.

Quand nous regardons le travail de Asanas (postures), il est essentiel de se rappeler qu'il appartient à Asthanga Yoga. Ce travail direct sur le corps a toujours existé dans cette philosophie : vouloir atteindre nos ligaments, nos articulations, déverrouiller les différents domaines... tout cela s'inscrit dans cette pratique millénaire.

La photo à l'intérieur

Comment juger si la personne sur la photo fait du yoga ou du simple contorsionnisme?

Eh bien, ici, je vais écrire un bel enseignement que j'ai appris à Pune, en Inde, de Prashant Iyengar, Fils d'un B. K. S. Iyengar. Il nous parlait dans la classe à deux caméras quand il s'agit de la pratique. Nous avons la photo à l'extérieur: la forme de la posture, son apparence extérieure; et nous avons l'image à l'intérieur: notre état d'esprit, notre attitude intérieure. Prashant nous a régulièrement fait voir les photos de son père accrochées dans la chambre. Avez-vous regardé son expression en face ? Les deux photos sont importantes. Vous ne pouvez pas mépriser le travail du corps, comme vous ne pouvez pas mépriser le travail intérieur, de la recherche, de l'avancement dans le calme et la détente.

Parfois, des élèves me montrent ou me parlent de photos de gens qui font du yoga. Il y a des cas très évidents dans lesquels la personne visage sous tension clair ou corps complètement déballés, où nous pouvons voir que travail interne et externe sont très pauvres. Mais j'ai l'habitude de dire, "Je ne sais pas si tu fais du yoga ou pas, je n'ai pas la caméra interne."

Llevar tantos años a diario con alumnos me enfrenta a situaciones en ocasiones muy tristes. La última fue ver cómo una de mis alumnas, queriendo tener un título para enseñar, decidió entrar en un curso de certificado de profesionalidad. Me contaba cómo en ocasiones salía llorando de las clases, lloraba de impotencia al verse sujeta a un profesorado con conocimientos muy inferiores a los suyos, obligada a seguir instrucciones que le despertaban su rabia interior. “No os estiréis, que es peligroso”, les repetía una y otra vez su “maestra” de Yoga terapéutico.

Estas y otras muchas situaciones me llevan hoy a decidirme en participar en un curso de preformación la main de Julio Gallego, profesor senior de este sistema.

Curso de Preformación y… despedida

El yoga, desde mi punto de vista, debe finalizar de forma solitaria. Es muy personal, y cada uno se enfrenta a su luces y sombras internas, en cuyas profundidades debemos bucear. Suelo pedir a mis alumnos, después de años de asistencia a clase, que se marchen, siempre desde el cariño.

Pero también les pido que se encierren en sus cuartos y que descubran el valor de ese yoga en el que estás sola o solo contigo mismo, con tu respiración y en tu propio interior, allí donde las cámaras interna y externa son sólo para ti, donde no hay espectadores.

Desde mi humilde experiencia, considero que ahí empieza el verdadero yoga, el verdadero camino interior. Mais para llegar ahí se necesita una correcta guía por parte de un profesor con amplia experiencia, conocer las secuencias, los tiempos de práctica y los ajustes sanos, físicos y mentales. Se necesita mucho estudio previo para caminar solos, se necesita leer mucho.

Yo pido siempre a mis alumnos que lean: el yoga tiene textos, que son las guías fundamentales de esta disciplina, textos en los que debemos también sumergirnos. Sin estos conocimientos estamos perdidos en el mundo de los sentidos.

Hoy existen incluso cursos de formación de profesores donde se decide en el temario prescindir de los aspectos éticos y morales de esta enseñanza, prescindir de las raíces que sustentan al propio sistema. ¿Cómo no van a estar perdidos los practicantes sin el fundamento?

El yoga tiene una parte práctica que hay que trabajar diariamente y un aspecto teórico que debemos estudiar para impregnarnos de su filosofía. Sin esta combinación el yoga llega a Occidente como si se tratara de un pegote, un adorno; se convierte en un bonito lazo llamativo que al final solo sirve como reclamo en los anuncios publicitarios.

Olga Jimenez es codirectora de la EYI (Escuela de Yoga Iyengar Madrid-Aravaca)

Ha publicado recientemente con Ediciones Mandala el libro proche (Ed. Mandala)

Comenzará en febrero una Preformación de Profesores de Yoga Iyengar.

Plus d'informations : https://yogaiyengararavaca.wixsite.com/valdemarin/taller-de-practica-personal

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Par • 28 Nov, 2019 • Sección: Classes, cours et ateliers, Signatures